Je m’appelle InkedGeek.
Sauf qu’en 2026… je ne joue presque plus.
Enfin, « presque plus », c’est peut-être un peu exagéré. Je joue encore, mais beaucoup, beaucoup moins qu’avant. La vie, le travail, les journées qui passent beaucoup trop vite… vous connaissez probablement la chanson.
Et dernièrement, je me suis posé une question assez étrange pour quelqu’un qui tient depuis plus de dix ans un blog avec le mot Geek dans son nom :
Est-ce que je suis encore vraiment geek en 2026 ?
Parce que pendant longtemps, j’ai probablement associé le fait d’être geek au temps passé devant un jeu vidéo.
Et si c’est le critère principal, mon dossier commence effectivement à devenir un peu fragile.
Sauf qu’en y réfléchissant vraiment…
Non.
Définitivement non.
Je crois surtout que ma façon d’être geek a changé.
Spoiler : ça a commencé très tôt
Je n’ai pas découvert les ordinateurs à l’âge adulte.
J’ai eu énormément de chance parce qu’ils sont entrés dans ma vie très jeune, à une époque où avoir un ordinateur à la maison était encore loin d’être aussi banal qu’aujourd’hui.
J’ai notamment grandi avec un Atari ST.
Puis sont arrivées les consoles, avec entre autres la Game Boy.
Et j’ai joué.
Beaucoup.
Mais les jeux vidéo n’étaient finalement qu’une partie du truc. Parce que les ordinateurs eux-mêmes m’intéressaient déjà.
J’aimais l’objet.
J’aimais comprendre comment ça fonctionnait.
J’aimais essayer des choses, chercher, bidouiller.
J’aimais la technologie.
Et puisqu’il faut définitivement terminer de ruiner ma réputation de fille cool : j’ai aussi été au club d’échecs quand j’étais jeune.
Voilà.
Atari ST + Game Boy + club d’échecs.
Je pense qu’à ce stade de l’article, la défense peut se rasseoir. 😂
Les LAN après les cours
À l’adolescence, évidemment, ça ne s’est pas arrangé.
Après les cours, avec des copains, on se retrouvait pour faire des LAN.
Et si cette phrase vient instantanément de vous ramener quelques années en arrière, bienvenue.
On jouait notamment à Counter-Strike et StarCraft.
Pas de partie lancée en deux secondes depuis son canapé avec chacun chez soi : on trimballait le matériel, on connectait les machines et on jouait ensemble.
À l’époque, je ne me demandais absolument pas si j’étais geek.
Je l’étais.
C’était juste une partie complètement normale de ma vie.
Et puis il y a eu Final Fantasy
S’il y a une saga de jeux vidéo qui est restée avec moi, c’est Final Fantasy.
Et s’il fallait retenir deux personnages qui m’ont particulièrement marquée, je dirais Edea et Bibi.
Deux personnages très différents, mais qui représentent assez bien ce que j’ai toujours aimé dans Final Fantasy : des univers immenses, une vraie identité visuelle, des personnages auxquels on s’attache et cette capacité à nous faire disparaître pendant des heures dans un monde qui n’existe pas.
La saga a commencé en 1987 et continue d’ailleurs d’évoluer aujourd’hui.
Pour les curieux, on peut retrouver toute la série sur le site officiel de Final Fantasy.
Et cette passion n’a pas vraiment disparu.
Simplement, je n’ai plus aujourd’hui des dizaines d’heures par semaine à consacrer à un jeu.
En 2026, je joue beaucoup moins
Et c’est probablement de là qu’est venue ma question.
Aujourd’hui, je peux passer plusieurs semaines sans vraiment jouer.
Pas parce que ça ne m’intéresse plus.
Parce que je n’ai plus le même temps.
Mon métier peut être extrêmement prenant, avec des périodes où les journées sont longues, les déplacements nombreux et où, une fois rentrée, mon cerveau n’a pas forcément envie de commencer une aventure de 80 heures.
Mais quand un jeu me donne vraiment envie, cette partie de moi revient immédiatement.
Ces derniers temps, j’ai notamment joué à Hogwarts Legacy — Harry Potter oblige — et je retourne aussi vers des jeux comme RollerCoaster Tycoon.
Ce qui, quand on connaît mon métier actuel dans le spectacle et l’événementiel, est finalement assez drôle.
J’ai peut-être simplement remplacé la gestion virtuelle de parcs par la gestion de vrais shows.
La différence, c’est que dans la vraie vie, quand quelque chose plante, on ne peut malheureusement pas recharger la sauvegarde.
Cet été, j’ai quand même refait mon PC
Et c’est probablement là que mon raisonnement « je ne joue presque plus donc je ne suis peut-être plus vraiment geek » commence sérieusement à s’effondrer.
Parce que cet été, j’ai décidé qu’il était temps de remplacer mon PC fixe.
L’ancien datait de…
2008.
Oui.
Il avait vaillamment survécu.
Au fil des années, j’avais changé et ajouté certaines choses : des disques durs, de la RAM et quelques améliorations permettant de prolonger sa vie.
Mais à un moment, même avec toute la bonne volonté du monde, une carte mère et un processeur de cette époque ont le droit de demander leur retraite.
Je pensais donc depuis un moment à refaire une machine.
Et cet été, je l’ai finalement fait.
Je ne l’ai pas assemblée entièrement moi-même cette fois-ci, mais j’ai choisi ma configuration et, comme sur mon ancienne machine, je n’ai aucun problème à ouvrir la tour et à modifier moi-même certaines choses à l’intérieur.
Parce que ça m’intéresse réellement.
Je ne veux pas simplement qu’un ordinateur fonctionne.
J’aime savoir ce qu’il y a dedans, comment ça fonctionne et pourquoi.
Alors pourquoi autant d’Apple chez moi ?
Parce que oui, parallèlement à ça, mon quotidien est aujourd’hui très Apple.
Mac, iPhone, iPad, Apple Watch…
Et ce n’est finalement pas contradictoire.
Pendant très longtemps, j’ai été profondément PC.
Puis, il y a une dizaine d’années, mon métier a commencé à me demander quelque chose de très précis : un ordinateur portable performant, mais aussi fin, léger et facile à transporter partout.
À l’époque, les Mac répondaient parfaitement à ce dont j’avais besoin.
J’avais déjà un iPhone, puis l’iPad est venu compléter tout ça.
Et professionnellement, je dois reconnaître que pouvoir retrouver mes documents sur mes différents appareils avec iCloud est un vrai bonheur.
Quand on passe sa vie entre la maison, les bureaux de production, les salles de spectacle et les régies, pouvoir ouvrir un document sur son Mac puis le retrouver immédiatement sur son téléphone ou son iPad est devenu complètement naturel.
Mais si vous me demandez sur quoi je préfère jouer ?
Il n’y a même pas de débat.
PC fixe ou PlayStation.
Le Mac peut rester tranquillement avec mes fichiers de boulot.
Être geek, ce n’est peut-être pas simplement jouer
C’est là que ma définition a commencé à changer.
Pendant longtemps, quand quelqu’un disait « geek », l’image qui venait immédiatement était celle de quelqu’un passant des heures devant son ordinateur ou sa console.
Et forcément, puisque je joue aujourd’hui beaucoup moins, j’ai commencé à me demander si ce mot me correspondait toujours autant.
Mais être geek, pour moi, ça n’a finalement jamais été uniquement jouer.
C’est aussi être curieuse de la technologie.
Avoir envie de comprendre.
Être capable de configurer soi-même son réseau plutôt que d’abandonner au premier problème.
Choisir les composants d’un PC.
Ouvrir une machine.
Tester.
Bidouiller.
Chercher pourquoi quelque chose ne fonctionne pas.
Et ressentir une satisfaction probablement légèrement disproportionnée quand, après deux heures à chercher, ça fonctionne enfin.
Et mon métier est probablement beaucoup plus geek que je ne le réalise
Ce qui est assez amusant, c’est que cette curiosité a fini par prendre énormément de place dans mon métier.
Je travaille aujourd’hui dans les coulisses du spectacle et de l’événementiel, notamment comme Show Caller, régisseuse générale ou directrice de production/technique.
Et même si je ne suis pas technicienne, je suis une folle de technique.
Quand je travaille avec un système, j’ai envie de comprendre ce qu’il fait.
Quand un technicien m’explique quelque chose, ça m’intéresse.
Quand une nouvelle technologie arrive sur une production, j’ai envie de savoir comment elle fonctionne.
Pas nécessairement pour être capable de remplacer le technicien qui l’exploite — chacun son métier — mais parce que j’aime savoir avec quoi je travaille.
Et ça se retrouve partout : régies, écrans, réseaux, systèmes de show control, livestream, drones, pyrotechnie…
👉 Dans les coulisses d’un spectacle : mon conducteur de Show Caller expliqué simplement.
Au point de devenir artificière
L’un des meilleurs exemples remonte à Disneyland Paris.
Lorsque j’ai été formée comme régisseuse sur le spectacle du soir au château, je devais notamment travailler avec et gérer des artificiers.
J’aurais parfaitement pu m’arrêter là.
Mon rôle n’était pas de devenir artificière moi-même.
Mais je voulais comprendre.
Comprendre ce qu’ils faisaient, leurs contraintes, les procédures, les risques et leur façon de travailler.
Alors je suis allée passer moi-même la formation.
Et aujourd’hui, je suis également artificière.
Je fais relativement peu de feux dans l’année parce que ce n’est pas mon activité principale, mais j’ai la qualification.
Tout simplement parce qu’à l’origine, j’ai voulu comprendre la technique avec laquelle je travaillais.
Et quand j’y pense, cette façon de fonctionner ressemble énormément à la petite fille qui voulait comprendre son ordinateur.
Le matériel a juste légèrement évolué.
👉 Et ici, on pourra mettre un lien interne vers ton futur article pyrotechnie lorsqu’il sera publié.
Et il n’y a pas que les ordinateurs…
Parce qu’évidemment, il reste tout le reste.
Harry Potter, déjà.
À ce stade, parler de simple intérêt serait légèrement mensonger.
J’ai une étagère entière dédiée à Harry Potter chez moi, je joue à Hogwarts Legacy et cet univers continue clairement de faire partie de ma vie.
Il y a aussi Star Wars.
La chambre d’amis — qui est également celle de mon neveu et de ma nièce lorsqu’ils viennent — est entièrement sur ce thème.
Et puis il y a un autre sujet dont, bizarrement, je n’ai quasiment jamais parlé ici alors qu’il mériterait probablement son propre article…
Les LEGO.
J’ADORE les LEGO.
Voilà, c’est dit.
Mon algorithme Instagram sait que j’aime les LEGO
Mon Instagram est rempli de comptes spécialisés LEGO qui suivent les nouveautés et les prochaines sorties.
Je regarde les nouveaux sets.
J’ai regardé toutes les saisons de LEGO Masters.
Et j’en construis régulièrement.
Avec quand même une petite règle : j’aime particulièrement les sets que je peux ensuite intégrer dans la décoration de la maison.
Parce que construire quelque chose pendant des heures pour ensuite ne savoir absolument pas où le mettre est un problème assez récurrent avec les LEGO pour adultes.
Mon plus gros set est probablement ma borne d’arcade PAC-MAN LEGO Icons, qui compte 2 651 pièces.
Vous pouvez voir la borne PAC-MAN sur le site officiel LEGO.
Et oui, je regarde évidemment des choses comme le château de Poudlard en me disant que c’est absolument sublime.
Puis je regarde le prix.
Puis la taille.
Puis ma maison.
Et je referme l’onglet.
J’ai quand même du mal psychologiquement à mettre plus de 300 € dans un set et, surtout, il faut ensuite trouver où mettre la chose.
Ce qui est probablement la seule chose qui m’empêche d’avoir transformé ma maison en magasin LEGO.
Mais je réalise en écrivant ces lignes que les LEGO méritent clairement leur propre article.
On en reparlera.
En revanche, je n’ai jamais été très conventions
Et c’est peut-être le truc qui colle moins à l’image classique qu’on peut avoir de la culture geek.
Je n’ai jamais vraiment été conventions.
Pas de tradition annuelle à Japan Expo ou Comic Con, pas de week-ends entiers organisés autour de ça.
Et je ne sais même pas vraiment pourquoi.
Ça ne m’a simplement jamais particulièrement attirée.
Comme quoi, même quand on coche beaucoup de cases, on n’est jamais obligée de toutes les cocher.
InkedGeek est né en 2013
Et finalement, toute cette réflexion me ramène forcément au nom de ce blog.
J’ai créé InkedGeek en 2013.
J’étais alors dans une période assez particulière de ma vie.
Un moment d’entre-deux où je cherchais encore ce que j’allais réellement faire.
J’avais été criminologue.
Puis photographe, graphiste et webdesigner.
Le métier que je fais aujourd’hui n’était pas encore devenu ma vie.
J’avais commencé à me tatouer environ un an auparavant et j’avais besoin de créer, de faire des choses, d’avancer, d’évoluer.
Et c’est dans cette période qu’est né InkedGeek.
Inked, parce que les tatouages commençaient à prendre leur place.
Geek, parce que ça avait toujours fait partie de moi.
À l’époque, je n’avais évidemment aucune idée de ce que deviendraient ma vie, mon travail ou même ce blog treize ans plus tard.
Treize ans plus tard, est-ce que le nom fonctionne encore ?
C’est finalement la vraie question.
Parce que beaucoup de choses ont changé depuis 2013.
Mon métier.
Ma vie.
Mes centres d’intérêt.
Ma façon de voyager.
Mon rapport à la photographie.
Le temps que je peux consacrer aux jeux vidéo.
Et InkedGeek lui-même a changé.
Aujourd’hui, je vous parle ici de voyages, de photographie, de mon métier, des coulisses du spectacle, de lifestyle…
Et parfois je me demande si le « Geek » du nom est encore suffisamment présent.
Puis je regarde autour de moi.
Il y a une étagère Harry Potter.
Une chambre Star Wars.
Des LEGO.
Un PC que j’ai configuré pour pouvoir rejouer correctement.
Plusieurs appareils Apple qui communiquent entre eux.
Probablement un thé posé quelque part.
Et il y a de fortes chances que je sois en train de chercher comment configurer quelque chose dont une personne parfaitement raisonnable aurait simplement utilisé les réglages par défaut.
Alors…
Oui. Je crois que ça va.
Je ne suis pas moins geek. Je le suis différemment.
C’est probablement la conclusion à laquelle cet article m’a menée.
À 15 ou 20 ans, être geek occupait mon temps différemment.
Je pouvais passer des heures à jouer.
Faire des LAN avec des copains.
Découvrir un jeu et disparaître dedans pendant des jours.
Aujourd’hui, je n’ai simplement plus la même vie.
Mais cette curiosité pour la technologie n’a jamais disparu.
Cette envie de comprendre non plus.
Les jeux vidéo sont toujours là.
Final Fantasy est toujours là.
Harry Potter est toujours là.
Les LEGO sont manifestement de plus en plus là.
Et même mon métier a fini par récupérer cette partie de ma personnalité, entre régies, ordinateurs, réseaux, systèmes de show, livestream, drones, pyrotechnie et toutes les nouvelles technologies qui entrent régulièrement dans nos productions.
Je ne suis donc probablement pas devenue moins geek en grandissant.
Ma façon de l’être a simplement grandi avec moi.
Et soyons francs…
Si vous me proposez un samedi soir entre :
sortir dans une énorme soirée jusqu’à 5 heures du matin,
ou rester chez moi avec un bon repas, mon PC, une PlayStation, un LEGO à construire, Harry Potter quelque part en fond et probablement beaucoup trop de thé…
Je pense que vous savez déjà quelle option je vais choisir.
Parce que soyons francs : je me rapproche toujours beaucoup plus du stéréotype de la fille qui passe son week-end à geeker chez elle que de celui de la grande teufeuse qui passe ses nuits en soirée.
Alors finalement, la réponse était peut-être évidente depuis le début.
Oui, je suis toujours geek en 2026.
Juste une geek de 40 ans qui a moins de temps pour jouer, un peu plus de matériel, beaucoup trop de passions et qui doit désormais réfléchir à la place disponible dans sa maison avant d’acheter ses LEGO.
Et vous savez quoi ?
InkedGeek me va toujours plutôt bien. 🖤

Photographe, Régisseuse Spectacle, blogueuse, rêveuse et créative
On parle de voyages, de tatouages, de sorties... de tout ce qui me passionne
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